Préparation aux entretiens: 5 erreurs pour ne pas réussir à coup sûr vos études de cas dans le conseil

Rater son étude de cas dans le consulting peut être dû à une multitude de raisons. Mais à ce stade de la compétition, vous connaissez Pareto, alors je vais me concentrer sur les plus classiques et les plus impactantes.

 

 

Mauvaise préparation aux entretiens conseil - illustration David Farley

Planter son entretien consulting avant de dire la moindre bêtise sur l’étude de cas

Commencer l’étude de cas avec un carton jaune

Cette erreur est une erreur de préparation au processus de recrutement dans le conseil. Dans le fond, j’estime que pratiquement 90% des échecs résultent de cette erreur. Les candidats grillent leurs chances bien avant d’entrer dans la salle de recrutement…car ils ne comprennent pas que l’entretien est un tout, du début à la fin. L’étude de cas n’est pas un îlot isolé, c’est une des étapes du parcours. J’ai vu des candidats changer d’expression de visage au début de l’étude de cas, avant même son énoncé, tant ils considéraient que le véritable entretien commençait à ce moment.

La meilleure façon d’obtenir ce carton jaune est de considérer son cv et sa lettre de motivation comme un exercice de style, un passage obligée. A ce stade, le malheureux candidat est gratifié d’un mauvais a priori de l’examinateur avant même de commencer à analyser le cas. A éviter absolument.

 Arriver avec une liste de méthodes qui ne tient pas sur un post-it

Tout candidat sérieux a sa méthode d’approche des études de cas. Le problème, c’est que ces méthodes ne se valent pas toutes, très très loin de là. Certaines sont de très bonnes méthodes pour ne pas devenir consultant en stratégie. Voici un test simple mais imparable pour savoir si votre méthodologie est pertinente : tiendrait-elle en version high-level sur un post-it ?

Faisons l’expérience : je vous donne un post-it, seriez-vous capable d’y inscrire la trame conductrice de votre raisonnement ? Si vous répondez non, oubliez votre méthode ou plutôt retravaillez-là, car le Jour J bibi vous garantit que vous oublierez l’essentiel. Je parle de la forme et du fond. Car en entretien réel ou en simulation professionnelle d’entretien les deux sont liés. Vous plantez la forme et le fond disparait.

La meilleure méthode pour se planter est de devenir case-addict en lisant tout ce qui passe sur les études de cas des cabinets de conseil, case interview, case cracking… et construire dans votre boite crânienne une usine a gaz aussi fragile que volatile. Manque de chance, c’est lorsque vous en aurez le plus besoin que cette usine risque de se mettre en mouvement social J

Naviguer a vue pendant l’entretien

Alors que l’erreur précédente traitait de l’élaboration de votre méthodologie, ici il s’agit de sa mise en pratique pendant l’étude de cas. Votre examinateur a fait les gros yeux alors vous cherchez à dérouler un raisonnement selon ce que vous percevez de sa demande. Vous avez l’impression que l’examinateur est tantôt directif tantôt en attente de vos réactions. Plus grave, vous avez évoqué un plan pour traiter le cas et au fil des questions vous ne « raccrochez plus à votre plan ». Game over. Le verdict sera sans appel : vous n’êtes pas assez structuré…80% des feedbacks de candidats recalés contiennent ce point de manque de structuration. Pourtant vous aviez une méthode L

 

Ne pas capter les signaux faibles de votre examinateur

Encore une erreur d’application de votre approche. Ici vous la jouez bourrin qui avance, déroule et…laisse l’examinateur de côté. Vous faites votre cas, pas celui demandé par votre interlocuteur. Vu qu’il a plus de bouteille et que ce cas, il le connait par cœur, il vous le fera payer. Vous avez laissé les signaux faibles sur le bord de la route, dès la phase d’analyse préliminaire du cas. En général ce type d’erreur a un avantage : l’entretien se termine si mal que vous n’aurez plus de doute sur l’issue des courses. Maigre consolation.

Planter le guess estimate niveau CM2

Pour certains candidats c’est un peu l’étude de cas dans l’étude de cas, la partie cauchemardesque de ces sélections de consulting. Pas besoin de trop s’épancher la-dessus. Vous êtes Bac+5 minimum et pas n’importe quel Bac+5, vous faites malgré vous partie d’une certaine élite et vous trouvez face à un interlocuteur qui comme vous est passé par les intégrations par partie, les raisonnements par récurrence, les calculs différentiels. Super. Mais pour l’instant il vous demande de faire un raisonnement pré-BEPC, du genre des robinets ouverts et fermes, « j’ai 5 pièces pour acheter combien de croissants » etc. Et vous vous plantez. Lamentablement. Non seulement vous ne trouvez pas la réponse mais en plus votre raisonnement n’est pas clair, on n’y comprend rien. Vous demandez des infos inutiles, redemandez des chiffres déjà communiqués et suez à grosse goutte. Pas très cohérent avec votre tirade sur vos capacités analytiques tout cela. C’est bien vous qu’on stafferait dans la mission avec le DAF d’un grand groupe sur un volet quantitatif ? Non. Merci et au revoir.

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