Un MBA pour faire du conseil…est-ce vraiment une bonne idée?

Le conseil en général et le conseil en stratégie en particulier recrutent des profils variés, parmi lesquels de nombreux diplômés de MBA. Est-ce un bon investissement pour un candidat au conseil d’investir dans ce type de formation?

 

Le MBA doit s’inscrire dans une stratégie globale de carrière, en l’occurrence si vous souhaitez devenir consultant en stratégie ou management, vous devez analyser la valeur ajoutée de votre futur MBA avec cet axe d’analyse spécifique…

Il faudra donc ne pas se suffire des classements des MBA, des brochures et des descriptions de programmes, ni même des accréditations de diplôme  Ce qui vous intéresse c’est la valeur ajoutée concrète du MBA pour entrer dans un cabinet de conseil dans les meilleurs conditions. Vu le différentiel de salaires du conseil, cela répondra du même coup à la question cruciale du retour sur investissement de ce type de formation dans votre cas particulier.

Quelques faits

  • En aucun cas un MBA ne constitue un ticket d’entrée dans le conseil. Il suffit de voir les chiffres d’échecs aux entretiens des cabinets de conseil des diplômés de Harvard pour le comprendre: même avec le diplôme le plus reconnu au monde, la grande majorité des candidats ne passent pas la barrière de sélection des plus grands cabinets
  • Néanmoins la proportion de diplômes de MBA est non négligeables dans les meilleurs cabinets de conseil et dans les tier 2

Le choix de faire un MBA est clairement stratégique et doit être anticipé bien en amont en terme de plan de carrière, de financement et de retour sur investissement. Sur ce dernier point, il faut savoir que les grilles de salaire de la plupart des cabinets de conseil prennent en compte ce diplôme pour proposer des salaires bonifiés aux candidats retenus titulaires de MBA cibles.

Autre avantage, le titulaire de MBA pourra plus facilement être reçu en entretien. Prenons l’exemple d’un ingénieur Grande Ecole de groupe B. Notre ingénieur aura toutes les peines à se faire recruter en tant que jeune diplômé par McKinsey, BCG ou Bain. Après une première expérience, ce sera avant tout son parcours professionnel qui sera jaugé à la fois dans l’étape de sélection des cvs et de présentation personnelle. Avec un bon MBA en poche, notre candidat sera très certainement reçu en entretien et sa storyline justifiant sa candidature sera bien plus claire et comprise par son examinateur. Maintenant il faut savoir ce qu’on entend par un « bon MBA » dans la perspective de devenir consultant en stratégie ou management.

Un « bon MBA » pour devenir consultant

Un « bon MBA » est un MBA disposant d’un réseau conséquent que le futur candidat pourra activer dans son pays cible le moment venu pour passer ses entretiens de cabinet de conseil. Evidemment si vous êtes en moyen de faire la Harvard Business School, ou un autre monstre sacré international, bravo, sur cet axe « je veux devenir consultant » vous pouvez foncer. Mais plus proche de nous, et parce que tout le monde ne souhaite pas mettre 2 ans de vie professionnelle entre parenthèse et provisionner 200.000 euros minimum en comptant le manque à gagner et les frais de scolarité, il s’agit d’être vigilants quant à votre sélection de MBA.

Scrutez les annuaires d’anciens, repérez les consultants, chefs de projet et partners en place dans vos cabinets cibles. Contactez-les, demandez leurs si les cabinets de conseil visés ont mis en place un canal de recrutement spécifique pour votre futur MBA, avec notamment un point de contact identifié. Si c’est la cas, il y a de fortes chances pour que le salaire soit aussi bonifié pour les diplômés ..mais attention à ne pas trop parler salaire trop vite. Dans le cas contraire, il se pourrait que l’alumni du MBA ait été recruté pour autre chose que son diplôme de MBA: son premier diplôme, son expérience professionnelle ou son réseau personnel.

Une fois ces éléments vérifiés vous serez en mesure de vous projeter concrètement dans les suites de votre MBA, et de profiter pleinement de ses enseignements et de cette tranche de vie dont finalement peu ont la chance de profiter.

 

Suivront un article sur le classement des MBA et mon retour d’expérience personnelle concernant les MBA.

 

 

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2 Responses

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  1. Si vous avez fait X, Centrale, Mines, Ponts ou HEC, ESSEC, ESCP, le MBA n’est vraiment pas indispensable. Faire Harvard ou l’Insead n’est utile que si vous projetez une carrière internationale ( et là encore, à l’INSEAD vous trouverez de tous, des gens excellents et d’autres beaucoup moins….).
    Une bonne alternative quand vous avez fait une grande école est de faire un court cursus supplémentaire ( master de droit, sciences po,…) ou de faire un mastere spécialisé aux alentours de 28-30 en part time. Cela évite une coupure de carrière et est financièrement beaucoup moins lourd.

  2. Bonjour Stephane,

    merci pour votre message. Le MBA reste avantageux meme pour des X, Mines etc. s’il s’insere dans une strategie de reorientation de leur carriere. La proportion de diplomes de ces ecoles qui choisissent le conseil apres une premiere experience est loin d’etre negligeable et une formation complementaire est alors un atout, ne serait-ce que pour donner du poids au choix de reorientation. D’accord avec vous sur les Master et en part time en plus c’est bien plus gerable au jour le jour. Par contre attention aux thematiques du Master, car les cabinets francais ciblent bien plus que les americains.

    Bien a vous

    Haim

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